13.08.2006
La restauration
Dans mon billet du 11 août, vous avez pu voir qu’à Sainte-Croix il y avait une grande quantité de fabricants de boîtes à musique d’où sont sorties des millions de pièces. Bien entendu, comme beaucoup de choses à l’époque, c’était fait pour durer… Mais il arrive tout de même le moment où une révision, une restauration ou encore une réparation se fait sentir. Alors c’est là qu’intervient Michel Bourgoz dans son atelier, succédant ainsi aux trois frères Baud.
Mais laissons Michel présenter lui-même son activité, telle que décrite sur le site du Musée : « Découvrir, réparer, redonner vie à ces pièces d'autrefois devient non-seulement le moyen de gagner sa vie, mais aussi un "hobby".
Notre spécialité est de réparer, restaurer, acheter et vendre des pièces à musique anciennes. Regoupillage entier du cylindre, remplacement des lames ou pointes cassées du clavier. Pose des étouffoirs, puis réaccordage et plumage. Contrôle. Réparons aussi les soufflets, les membranes et les pièces défectueuses, les phonographes, oiseaux chanteurs. Découvrez des anciennes pièces restaurées dans notre atelier destinées à la vente. »
Comme Michel est mondialement connu dans son domaine, c’est de partout qu’arrivent des pièces pour recevoir une nouvelle vie… Son succès est tel que les délais d’exécution sont relativement longs…
Michel a même inventé et construit lui-même une machine à goupiller les cylindres (les gros), pilotée par ordinateur. Une goupille va être plantée dans le trou repéré par un faisceau laser. Je pense que la vitesse moyenne est d’une goupille toutes les deux – trois secondes… Lui disant un jour qu’il devrait faire breveter sa machine, il me répondit qu’étant donné qu’ils étaient trop peu pour ce genre d’activité, il n’y avait pas de débouché…

Cylindre en cours de restauration

Notre Patronne Arlette, spécialiste de la restauration des cylindres.
Dans les cylindres importants, on va couler de la résine. Cette résine a deux fonctions : d’une part, retenir les pointes de l’intérieur par "collage", d’autre part alourdir le cylindre afin de lui donner une meilleure stabilité, d’où meilleure qualité musicale. Lors de la restauration, on va fondre la résine qui se trouve à l’intérieur du cylindre à restaurer pour la recouler une fois le travail terminé (c’est aussi un plus dans la sauvegarde de l’authenticité…)
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