29.01.2007

Le comique dans la musique mécanique... suite et peut-être pas fin...

Or donc, pour terminer cette petite série sur le comique dans la musique mécanique, quelques photos méritent le détour. Tout d'abord un couple vraiment extraordinaire, artistes de rue par excellence, rencontrés au festival des Gêts de 2004… Madame joue de la planche à lessive et Monsieur de l'accordéon. En même temps qu'ils jouent, ils actionnent des marionnettes à leur effigie.

 

Ils présentent un spectacle tout ce qu'il y a de plus drôle, émouvant et chaque geste qu'ils font est reproduit par les marionnettes, synchronisation parfaite.  Ils ont un talent fou et j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à les voir plusieurs fois… Très original, jamais vu jusqu'à ce jour.

 

Quant à cette photo, Nounours en tourneur de manivelle et Maya l'Abeille… D'habitude, les abeilles sont furieuses de se faire piquer leur miel par ces chenapans mais là, ça a l'air de bien se passer… Pas trop jalouse Mlle Panda ? Très rigolos aussi ces deux…

Bon, ceci dit, le père CA a froid et repart derechef au bord de la Grande Bleue pour se réchauffer un peu. A bientôt… avec plein de photos et de vidéos prises ce dernier week-end au Musée.

25.01.2007

L'humour dans la musique mécanique, suite...

Or donc, pour continuer sur le comique dans la musique mécanique et automates, voici un petit reportage essentiellement en photos pour faire plaisir à celles et ceux qui ont répondu à mon sondage, rubrique "j'men fiche, je regarde que les images" (ah mais c'est peut-être ceux qui sont aux Iles Féroé, ils parlent pas tant français là-bas…). La plupart des personnages mis dans la boîte sont les mêmes qui ont fabriqués le cycle-percussions de mon billet précédent, photos prises lors des festivals des Gêts 2004 et 2006.

 

 

 

Un autre truc qui fait pédaler… C'était en 2004 et il y a tout qui bouge dans le singe (les yeux, la bouche, la tête et naturellement les cymbales (les cymbales sont deux disques que l'on frappe l'un contre l'autre, la timbale c'est un seul disque sur lequel on frappe avec une baguette…). Il y en avait donc deux, de ces vélos : le grand singe et le grand lapin.

 


 Encore un engin qui fonctionne à la came (vous prenez un bout de miroir, une paille et…). Ca me fait furieusement penser à un orchestre de danse DECAP.Bon, ça c'est rigolo, c'est cacophonie et compagnie, ça met tout le monde de bonne humeur… Ah cette équipe, sont vraiment dingues… Année 2006.

 

 

Comme vous pouvez le constater vous-mêmes, on ne voit pas grand-chose sur ces photos (2004). Alors imaginez une héééénôôôrme vache. Vous prenez une machine à Tinguely(une de bonne taille quand même…), une locomotive à vapeur, une ou deux sculptures de Luginbuehl. Vous réduisez le tout en pièces détachées. Une fois la réduction menée à son terme, vous mélangez bien l'ensemble. Vous ajoutez quelques grains de folie et vous saupoudrez de particules d'un vinyle des "Elucubrations" d'Antoine.Vous remontez l'ensemble comme bon vous semble (oubliez le plan, c'est pas comme chez IKEA, s'il vous manque une pièce, c'est pas grave…). Avant de consommer, n'oubliez pas d'asperger le résultat de couleurs à la Nicky de Saint Phalle...et de garnir avec une dizaine de chalumeaux,en état de fonctionner bien entendu…

 

 

 

Fait partie de la même équipe de fous...

 

 Toujours les mêmes, mais ça j'aime moins… Ca n'a pas sa place dans un festival de musique mécanique, ni ailleurs non plus… J'en connais que cela va rendre triste…

Ce sera tout pour aujourd'hui. Pour la prochaine fois, j'ai encore une ou deux photos marrantes…

23.01.2007

L'humour dans la musique mécanique...

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire bosser… Ben oui, cette semaine et jusqu’à lundi matin prochain, je travaille toutes les nuits dans mon boulot "gagne-pain" et je m'offre de ce fait une petite récréation, d'autant plus que le billet précédent m'a donné pas mal de peine…

Alors, si vous le voulez bien, cliquez ici pour le premier sondage et là pour le deuxième. Soyez-en chaleureusement remerciés.

J'avais envie de parler de notre Musée et je me retrouve maintenant plongé dans ce vaste univers qu'est la musique mécanique. J'apprends des tas de choses, je vois des tas d'instruments dont je ne soupçonnais même pas l'existence, bref c'est passionnant (en tout cas pour moi…). Tenez, il y a même une section "humour" dans ce domaine, par exemple ceci vu au dernier festival des Gêts dont je vous ai parlé plusieurs fois (j'ai des tas de photos que je ne vous ai pas encore montrées) :

 

Bon, c'est un bonhomme qui tire un drôle de truc

 

Vue de l'autre côté : une dame (je me souviens qu'elle était pas mal en plus…) qui pédale. Alors elle ne pédale pas pour faire avancer le machin (je vous ai dit plus haut que c'était un bonhomme qui tirait tout le fourbi… Vous n'avez pas lu comme il faut une fois de plus !), elle pédale pour faire tourner ce gros cylindre qui est en fait une came (pièce de forme arrondie mais non circulaire, ou présentant une encoche, qui transmet ou transforme le mouvement d'une machine). En tournant, cette came va actionner les marteaux qui vont frapper des percussions… Ca fait beaucoup de bruit, c'est très drôle à voir et à entendre…

 

 Gros plan sur la came (des fois on en voit dans les journaux lors d'une saisie importante de la police…)

 

Et dans la rubrique insolite : n'a-t'il pas l'air d'un vrai brigand celui-ci ? Ben dis donc, le soir au coin d'un bois…, on ferait vite trois pas en arrière

Ben voilà, ce sera tout pour aujourd'hui…

P.S.: à part Pascal et Gilbert, je sais qu'il y a plusieurs spécialistes en musique mécanique qui me lisent. N'hésitez surtout pas à me corriger et à me faire des remarques si quelque chose n'est pas juste ou qui mérite un complément d'explication. Si vous avez des photos, des anecdotes ou des faits historiques, c'est avec grand plaisir que j'en prendrai connaissance et que je mettrai sous forme de billet. Mon adresse nimèle se trouve en haut de la colonne de gauche, rubrique INFO "A mon sujet"… Naturellement, les commentaires sont aussi toujours appréciés… Un grand merci.

22.01.2007

Le WEBER MAESTO du Musée Baud I

Le WEBER MAESTO du Musée , ah que voilà une belle machine, fabriquée en 1920-1922 en Allemagne par la Maison Weber. Il n’y en plus beaucoup dans le monde de ce modèle-ci, cinq ou six ! Il y a 11 instruments différents dans cet instrument imposant. Je n’ai pas de photo (à part une petite capture d’écran de la vidéo) de celui du Musée mais vous verrez une petite vidéo que vous trouverez dans le billet ci-dessous, comme d’hab ! Les photos proviennent des WEBER (même genre que le nôtre) de mon ami Pascal. Pour revenir à celui du Musée, il a toute une histoire. Récupéré vers la fin des années 60, il a fallu plusieurs années de restauration dans nos ateliers. Il provient d’une maison, comment dire, vous savez ces maisons aux volets complètement fermés, tellement qu’on disait qu’elles étaient closes… Et vous verrez sur la vidéo, Blanche-Neige et les sept nains, ce n’est pas une peinture d’origine. Ca, il a fallu changer…

Ces instruments étaient importés en Suisse par la Maison Charrière de Bulle (canton de Fribourg pour mes visiteurs étrangers), localité par ailleurs où se trouve le Solea (au « Café Fribourgeois » dont je vous ai déjà parlé…

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A droite, on voit une partie rouge. Il y a la même chose à gauche. En fait, ces parties ont été ajoutées par Charrière qui, à l’époque, devait les acheter. Et vous imaginez bien le saladier que ça devait coûter… Frédy Baud m’a dit que ça valait à l’époque 18'000 francs or. Avec une telle somme, on se construisait une petite maison… Cette époque coïncide avec l’apparition des premiers électrophones ayant tout de suite fait une très grosse concurrence à ces gros instruments. Charrière, ayant de plus en plus de peine à placer les machines qu’il avait en stock, a eu l’idée d’y adjoindre un tourne-disque. Les parties rouges de chaque côté cachaient en fait chacune un haut-parleur. La partie droite comporte également un amplificateur (à lampes naturellement…). Le nôtre est bien entendu d’origine…). Quant au tourne-disque, il se trouve à droite du papier (à droite sur la photo…). Charrière ayant fait faillite assez rapidement, on ne sais pas si ce rajout lui aurait permis de liquider ses stocks… Il semblerait toutefois que sa faillite vienne plus du fait qu’il aimait un peu trop le genre d’établissements dans lesquels il plaçait ses engins plutôt qu’une baisse des affaires…

C’est vraiment l’orchestrion par excellence de ce genre d’endroits à la « Belle Epoque »… je trouve… Ah mais s’il y avait autant de clients, c’était seulement pour écouter de la musique…

Instrument WEBER Styria 1920, propriété de Pascal. Même genre que celui du Musée : on y trouve : piano, mandoline, xylophone, flûtes, violons, tambour, grosse caisse, cymbale, triangle, wood-block (morceaux de bois creux sur lesquel viennent frapper des marteaux de bois plein). Ben dis donc, y'en a des instruments là-dedans...

Soufflerie du Styria ci-dessus.

Dispositif de jeu "Weber Unika" 1922, propriété de Pascal. Instrument artistique comrenant piano, mandoline et violons

Soufflerie du Weber Unika ci-dessus. A noter que ce genre de soufflets, de par leur construction et disposition, soufflent de l'air de manière continue, sans "à coups"...


Le WEBER MAESTO du Musée Baud II


Les panneaux où il y a les petits nains sont en fait des jalousies qui s’ouvrent ou se ferment afin de faire « forte » ou « pianissimo » au gré des perforations du papier.

La prise de cette vidéo a été faite en « Live ». Il y avait une fillette, je m’en souviens, qui m’avait l’air plutôt hyperactive… Alors je me suis dit qu’il fallait que je lui fasse une visite « participative » afin de l’occuper et que la visite, pour les autres, se passe dans de bonnes conditions : enclencher les appareils, tourner des manivelles, bref ça a été une visite super. Elle m’a posé un tas de questions, toutes aussi pertinentes et intelligentes les unes que les autres… Tout ceci pour vous dire de bien écouter l’exclamation qu’elle pousse à la fin du morceau…

20.01.2007

J'aurais vraiment dû être clown...

 

Festival de musique mécanique des Gêts 2006

Aujourd’hui, je n’ai pas trop le cœur à l’ouvrage. Je me sens trop taquin, badin, baladin voire même coquin… Et de toute façon, mon chat est de nouveau affalé à moitié sur mon clavier, comment voulez-vous bosser avec ça…

Alors je vous propose deux choses :  

1/         Vous allez cliquer sur ce lien . Après quelques secondes de patience (le chargement est assez long), vous allez voir apparaître à nouveau mon blog. L’apparence est identique mais lisez bien les textes… et aussi ce qui est écrit sur la colonne de gauche. Enfin partout quoi ! Hilarant !!

2/        Vous savez qu’en Suisse nous avons un roi ? Helvetus IV qu’il s’appelle. Il a même un blog. C’est pas triste non plus. Vous l’avez ICI

Que ce week-end vous soit doux et serein…

19.01.2007

Tino, Maurice ou encore Frédo ?

 

Or donc, je me dois d’apporter une rectification à mon billet précédent. Mes patrons,  Arlette et Michel, à qui j’ai envoyé le texte sur l’identité de notre "Tino", me donnent une autre explication : ce n’est pas Tino Rossi, ni "Tino Chevalier". Ce serait un accordéoniste célèbre et talentueux, à savoir Frédo Gardoni. Né en 1898 (disparu en 1975), il était déjà connu à l’époque (1930) de la fabrication de cet automate. Tino, lui, né en 1907, était encore inconnu. Alors rendons justice à Frédo.

     

Que puis-je en dire ? Joueur de musette, leader d’un orchestre, il n’y a pas grand-chose sur le net à son sujet. On sait (maintenant…) qu’il a joué dans un ou deux films, dont

 

Il n’est pas à l’affiche mais y tenait le rôle de "Julot la Musique".

Allez, laissons-le nous jouer quelque chose ICI

Bon, on n’est pas tombé loin de la cata. Vous imaginez si un gosse parmi les dizaines de milliers qui me lisent avait raconté ça à l’école ? Trop la honte j’vous dis… Tiens, ça me rappelle un truc : je devais avoir 12-13 ans, au secondaire (pas l’ère des reptiles géants, l'école, mauvaises langues et Atome, tais-toi ! ) donc au secondaire disais-je, le prof en vient à nous parler d’Archimède et de son principe (c'était d’ailleurs un type bourré de principes, Archimède…), vous savez, le "Tout corps plongé dans un liquide…". Je venais de lire un de mes premiers San Antonio. A cet âge-là, on croit un peu tout ce qu’on lit. Et qu’ai-je donc lu dans ce Sana ? "Tout corps plongé dans un liquide qui n’est pas remonté à la surface au bout d’une demi-heure est considéré comme perdu ! ". Et c’est ce que j’ai répondu au prof car bien entendu, c’était sur moi que c’était tombé… J’vous raconte pas les rires, et moi qui ne comprenais pas pourquoi…

Allez, Frédo, tu peux continuer tranquillement à faire valser les anges… Mais faut reconnaître que la légende est jolie… Et si ce sont mes patrons qui le disent...

17.01.2007

L'Accordéo Boy du Musée Baud Tino Rossi, Maurice Chevalier ou Tino Chevalier ?

Or donc, j'aimerais bien maintenant entamer la masse de photos et vidéos de la collection de pianos mécaniques et autres orchestres de danse de Pascal  (mais il faudra me laisser un peu de temps pour tout ça mettre en forme…). En attendant, j'aimerais revenir sur notre robot accordéoniste dont je vous ai parlé pratiquement au début de ce blog, l'Accordéo Boy :

 

Le robot, c'est celui qui tient l'accordéon. A côté, c'est ma Françoise… (Association d'idées : vous savez que ce sont les Américains qui ont inventé le détecteur de mensonges. Eh bien, ça existe vraiment et ça fonctionne. Je le sais, je l'ai épousé…)

Et pourquoi donc, êtes-vous toutes et tous en train de vous demander, revient-il sur le sujet (pas Françoise, le robot…) ? Eh bien, comme on dit dans mon boulot "gagne-pain", parce que j'ai des informations complémentaires !

Sur l'excellent site (je ne sais pas pourquoi je mets encore "excellent" quand je vous parle d'un site, il est évident qu'autrement je ne vous en parlerais pas, CQFD !), le site donc de Michel Nallino, "La musique mécanique à Nice"on y trouve aussi un Accordéo Boy, à l'effigie de notre célèbre clown Grock. Le voici donc avec l'aimable autorisation de Michel Nallino :


 

L'Accordéo Boy  Grock

 

J'étais petit à l'époque mais je me souviens très bien de Grock. Il eut même son cirque durant quelques années mais je crois que cela n'a pas très bien marché, il n'était pas trop doué en affaires…

Quant à notre Accordéo Boy, nous le présentons au Musée comme étant Tino Rossi. D'ailleurs, je demande souvent à nos visiteuses et visiteurs s'ils le reconnaissent. Les réponses sont tantôt Tino Rossi, tantôt Maurice Chevalier. J'ai toujours trouvé cela marrant. Eh bien, grâce au site de Michel Nallino, j'ai la réponse et cela ne m'étonne plus. Je le cite : "La réponse nous est sans doute apportée par Carlos Leresche, qui fut directeur artistique de Tino Rossi pendant 10 ans; dans une interview par Philippe Rouillé [35bis], M. Leresche rapporte ce que lui a dit un jour Tino Rossi: la tête de l'automate est un compromis entre le visage de Tino Rossi (son front et ses yeux) et celui de Maurice Chevalier (son menton et ses lèvres); l'automate accordéoniste serait donc "Tino Chevalier", comme Tino Rossi l'a lui-même baptisé!  "


         
 
De gauche à droite Maurice, Tino Chevalier, Tino
(photos tirées du site de Michel Nallino) 

Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui. Allez faire un tour sur "La musique mécanique à Nice", vous ne le regretterez pas…

 

Ben dis donc, où ça nous mène la musique mécanique…

16.01.2007

Le piano mécanique "Ragtime"... I

 

Orchestrion "Ragtime" USA. Année de construction : piano 1900, jeu de flûtes et percussions ajoutés en 1980. Joue avec des disquettes (système MIDI)

Or donc, dans ma grande ignorance, je croyais que "Ragtime" était le nom de la firme ayant fabriqué ce piano mécanique provenant, encore et toujours, de la collection de Gilbert. En faisant une recherche pour trouver l'histoire de la supposée maison "Ragtime", je suis tombé sur l'excellent site de Benjamin Intartaglia, pianiste de Ragtime, le " Ragtime français ". Alors là, vous saurez tout tout tout sur le Ragtime. De plus, le site de Benjamin est très riche en morceaux musicaux (fichiers MP3). Je reproduis ci-après, avec l'aimable autorisation de son auteur, la définition du Ragtime :

" Le Ragtime est un style de musique assez méconnu dans notre pays. Il reste prisonnier de clichés réducteurs que le public - mélomane ou non - lui donne : "musique de saloon", "musique de maison close", "musique de film muet" ou encore "musique de l'Arnaque", présentant le pianiste de Ragtime habillé en bras de chemise avec son chapeau melon et son cigare coincé dans les dents en train de se déchaîner sur un vieux piano mécanique désaccordé.Une connaissance approfondie de la musique de Ragtime ne permet pas de le réduire à ces images toutes faites parmi celles qui viennent d’être citées. Cela ne l'empêche nullement d'être victime du mépris de la part d'un côté des musiciens classiques qui le relègue dans la catégorie "musiquette sans grand intérêt" et de l'autre côté des musiciens de Jazz qui ne considèrent pas le Ragtime comme du Jazz. Dans les deux cas, c'est purement et simplement nier l'extraordinaire originalité de ce style qui peut être assimilé de part et d'autre - fait rare dans l'Histoire de la Musique occidentale ! Deux arguments simples réfutent ces affirmations : tout d'abord, le plus célèbre des compositeurs de Ragtime, Scott JOPLIN a reçu une formation tout à fait classique et revendiquait l'étiquette "Classique" pour sa musique. De l'autre côté il ne faut pas oublier que les plus grands artistes du Ragtime (parmi lesquels Eubie BLAKE, Cow Cow DAVENPORT, James P. JOHNSON) improvisaient et ne respectaient quasiment jamais les partitions publiées d'origine (en plus de se transmettre d'oreille les rags puisque nombre d'entre eux ne savaient pas lire la musique)... Or, n’est ce pas son caractère improvisé et sa tradition orale qui distingue le Jazz du reste des autres musiques ? "

Je vous laisse lire ici la suitede cette introduction au Ragtime. Allez-y, cela vaut la peine !

Et rendez-vous sur les pages que Benjamin Intartaglia consacre au Ragtime joué sur des pianos mécaniques : Introduction,  historique, liens entre le Ragtime et le piano mécanique et la conclusion. De plus, on y trouve ici des morceaux de Ragtime joués sur des pianos mécaniques.

C'est en parcourant ce site que je me suis aperçu que nous faisions jouer au Musée deux instruments dont Benjamin Intartaglia parle : le piano à clous Debain (dont je vous ai déjà parlé ; si vous voulez revoir ma Françoise en jouer, cliquez ici ) et le Phonola (appareil pneumatique se plantant devant n'importe quel piano… Je vous en parlerai un jour…). Deux instruments parfaits pour le Ragtime.

Voilà, cela me semblait important de parler du Ragtime, vous verrez certainement le piano de Gilbert d'un autre œil (et d'une autre oreille…).

Qu'est ce qu'on dit à Benjamin de nous avoir appris tout ça ?

Le piano mécanique "Ragtime"... II


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